JOBS125 CV125 REF125 LETTER125
Log in
 
>Home-L'info-Profession-Rédaction
Rédaction

Rédaction

 
URL du site internet:

L’IGN redéploie ses cartes majeures sur son site de Saint Mandé (94)

SIte historique de l’IGN (Institut géographique National,)  sur la commune de Saint Mandé (94) limitrophe à Paris. L’IGN a entrepris une vaste opération de restructuration qui a commencé

au droit même de l’avenue de Paris, par un ensemble de locaux tertiaires (dénommé Bâtiment A)  conçus par l’architecte laura Carducci,) livré depuis deux ans,  et qui accueille les directions des deux groupes publics sensés constituer un pôle “Géosciences“ à savoir ; Météo France et l’IGN (http://www.pole-geosciences.fr)

 

Au sud-ouest du site, coté bois de Vincennes, l’IGN s’est délestés de terrains, coté avenue Pasteur, qu’elle a vendu à la résidentielle commune de Saint Mandé pour que cette dernière puisse y édifier des logements à caractère sociaux (100 logements étudiants et 50 logements sociaux,) aujourd’hui construits.  Il lui restait à défaire l’immeuble d’activités construit il y a près de vingt cinq ans pour édifier un nouvel ensemble, dénommé bâtiment B. Celui ci, confié à l’architecte Patrick Mauger après un concours de concepteurs, devait satisfaire le ministère de tutelle de ces institutions, entretemps devenu ; “Ministère de l’Ecologie du développement durable et de l’énergie,“  qui exigeait un bilan carbone exemplaire pour cette opération à tiroirs.

 

Cette réalisation, une fois menée à bon port, permettra à l’IGN de libérer d’autres bâtiments qui lui restent en fond de parcelle, ce qui devrait donner lieu à une nouvelle opération immobilière dont la programmation exacte reste à définir si ce n’est qu’il s’agirait d’un mini parc d’activités privées, si possible autour des métiers de la géographie et de la météo.

 

Initialement le programme demandait aux concurrents de conserver le bâtiment B existant, mais trop épais pour de simples bureaux, et aux hauteurs sous plafonds inadaptées,  en y ménageant simplement trois patios centraux. Patrick Mauger proposa une solution plus audacieuse en “reculant“ le bâtiment B existant, ce qui permettait de ménager  une vaste respiration entre ces deux entités A et B, et créant ainsi un véritable jardin intérieur, espace de vie et d’interstices.

 

En conservant partiellement le squelette de béton, dé-épaissi, l’architecte réussi l’exploit d’offrir la même surface utile qui était disponible auparavant,  tout en réduisant de 30% le linéaire de façades extérieures. Autre progrès, la suppression de la climatisation au profit d’une ventilation naturelle dont le “moteur,“ est quatre cheminées thermiques réparties dans l’âme centrale du bâtiment, créant un mouvement naturel de convection, alimenté et réglable depuis chaque espace individuel de travail de par la possibilité d’ouvrir un étroit ventail sur la hauteur des parties vitrées, et coté couloir intérieur central.

 

L’édifice a recours également à la géothermie, aux panneaux solaires, et bien sûr aux toitures végétalisées, 

 

L’Imprimerie

Un demi sous sol, conservé de l’ancien bâtiment B, abrite l’imprimerie qui édite les célèbres cartes IGN. Espace aujourd’hui réduit par rapport au passé, du fait de l’amélioration des techniques d’impression, et de la montée en puissance des assistants électroniques qui réduisent la consommation de cartes papier.

 

L’imprimerie ne pouvant être arrêtée, au moment des travaux, que durant une période maximum de six semaines, il fallu donc déconstruire ce qui se trouvait au dessus d’elle, et opter pour une solution d’ossatures métallique pour reconstruire les étages situées dessus, dans ce court laps de temps. Un challenge pour l’entreprise générale, ici SICRA.

 

Les autres parties du bâtiment B, virent leurs structures béton conservées en dehors de la partie dé-épaissie.

 

Outre le schéma général d’implantation sur le site, et les contraintes de performances environnementales, l’architecte Patrick Mauger et son équipe (sans oublier le bureau d’études VS-A) mirent au point un principe de façade, auto-portante conçue autour d’un cadre bois en Mélèze  haut de deux niveaux (1,4m x 6,54m x pour un poids individuel de 500 Kg), intégrant tous les composants de la façade. Répétés en 535 modules identiques ils furent posés en flux continu (120 transits de semi remorques,) en provenance régulière de l’entreprise Bluntzer dans le Jura, en cinq mois  seulement. Les chiffres annoncés pour les façades sont de ;  3500 heures d’études,  6 000 heures de fabrication de ces modules qui couvrent une surface de 5 400m2 pour un prix de revient de 726€/m2.

 

 

En rez de chaussée, l’architecte ménagea différents espaces dont un pour un futur “Géo-room“ allant chercher les visiteurs depuis l’avenue Pasteur, espace de présentation des solutions de l’IGN, et à l’opposé, coté Est du bâtiment, différents équipements culturelles et sportifs.

 

Doté d’un coût d’objectif de 20 millions d’euros, la découverte d’amiante, puis une extension du programme,  gonflera la note pour un coût de réalisation annoncé de 30 millions d’euros pour 15 971 m2 / SHON. Le bâtiment a été livré en septembre 2014.


 

 

résultats des essais aeV (air, eau, Vent)

réalisés sur un mur rideau bloc-cadre + châssis 2 vantaux

perméabilité à l’air : classe 4 perméabilité à l’eau : classe 7a perméabilité au vent : classe c2



 

  • Publié dans Paris
  • 0

Paris : Les Batignolles : Futur de la ville ou Zoo d’architectes pour faire oublier une simple ménagerie d’HLM ?

Météo favorable ce samedi 11 octobre 2014, deuxième journée publique des ;  “Trois jours pour donner à comprendre toutes les étapes de la création d’un nouveau quartier à Paris, de la conception du projet à sa réalisation“.

 

L’emprise foncière

Ancienne emprise ferroviaire du faisceau Saint-Lazare, jouxté, au sud, par le square des Batignolles et son quartier. Butant à l’ouest sur le fossé des encombrées voies ferrées de Saint Lazare, et faisant face, au loin, au chic XVIIe arrondissement, dans sa partie la plus résidentielle et la plus appréciable, parfait exemple d’un quartier haussmanien préservé et achevé. 

Au nord du site,  c’est le boulevard Berthier et encore plus loin  le périphérique ou vrombissent de façon infinie les norias de véhicules déchainés.  A l’Est, c’est le XVIIe populaire.

 

L’ancien village Olympique

Proposé initialement pour devenir le village Olympique dans le dossier de candidature des J.O de 2008, le site dit aujourd’hui “Clichy-Batignolles’ n’a pas connu son destin olympien. Le défi de la ville était donc de bâtir un projet urbain sur un cinglant échec politique. A l’issue d’un “marché de définition“ en 2003, confrontant quatre équipes d’urbanistes et de paysagistes ( C de Portzamparc, Bruno Fortier, Pierre Gangnet, François Gerther,)  c’est l’urbaniste François Grether associé à la paysagiste Jacqueline Osty,  qui récupérera le dossier, à charge pour eux et leurs équipes de trouver les solutions aux contraintes du site.

 

53Ha, 3400 logements, 140 000m2 de tertiaires, 120 000m2 pour le futur TGI 10 hectares de parc

Au coeur du site; un parc de 10 hectares, déjà saturé, le parc Martin Luther KIng, fait office de générosité offerte à chacun.

Curieusement, mais inévitable dans les opérations urbaines à Paris, l’argent récolté de la vente des droits à construire servira à édifier une dalle en béton. “Un ouvrage cathédrale de 36 000m2, long de 600m haut de 10m et large de 60m en moyenne conçu pour supporter des charges très importantes.“ qui ne sert finalement que pour trois voies de remisage de la SNCF et de RFF, en attendant sans doute qu’un jour prochain il sera considéré plus pratique d’aller garer ces quelques trains de service ailleurs. Mais l’argent aura été dépensé au profit du BTP !

 

Dessus s’édifieront tout un quartier sur dalle. Sur son coté ouest ;  face au faisceau de Saint Lazare, des immeubles de bureaux ensoleillés serviront d’écrans phoniques aux logements édifiés coté Est, avec vues imprenables sur le Sacré Choeur et les toits de l’est parisien. Presque symétriquement, à la droite du parc, un autre quartier est pratiquement sorti de terre, un peu bric à brac,  il cale vers l’avenue de Clichy un front bâti, plutôt disparate et hétérogène, véritable magasin de curiosités ou la couleur et la dysphormie est sensé faire office de vision urbaine contemporaine. Le tout se voulant éco-quartier exemplaire.   Du ramassage des déchets par aspiration souterraine pneumatique, aux exigences supérieures à la RT2012 pour chaque îlot, sans oublier un jet de géothermie, permettant ainsi d’honorer le plan Climat parisien.

 

Au milieu du site, un belvédère enjambe un autre ersatz ferroviaire; le futur raccordement ferré de la petite ceinture. Il permet un point de vue assez agréable sur l’ensemble du site, et à terme devrait accueillir un restaurant doté d’une grande terrasse.  Pour l’heure cela fait un peu gare de téléphérique des années 70 récupérée en solde, mais idéalement placé.. .. si un jour on voudrait enjamber les voies ferrées vers l’ouest du quartier, via un transport aérien câblé. Pour l’heure c’est une passerelle qui est promise, au dessus du faisceau de voies ferrées de Saint-Lazare,  oeuvre de la génialissime agence londonienne Wilkinson Eyre (http://www.wilkinsoneyre.com)

 

Au nord du site, le point d’orgue sera le fameux TGI (Tribunal de Grande Instance,) si il voit le jour une fois les recours épuisés.  Fier comme un coq, oeuvre du presque octogénaire Renzo Piano, cette toute petite tour (par rapport à ce qui se fait à Londres et partout dans le monde,) est cependant un peu leste. semblant tourner le dos à Clichy et au Grand Paris, pour faire triple révérence, coté Paris, avec son effet de dégradé de terrasses.  C’est peut être de mauvais goût à l’heure du Grand Paris,  et un curieux symbole déséquilibré pour une institution dont le symbole est justement l’équilibre de la balance.

 

A ses pieds, l’agence Valode & Pistre signera le futur et imposant bâtiment de la DRPJP (Direction Régionale de la Police Judiciaire de Paris.) Enfin, sous ses pieds, c’est la ligne 14 qui viendra consoler les robes noires en les mettant à quelques minutes du centre de Paris, poursuivant ensuite sa course jusqu’à la mairie de Saint-Ouen, pour y attendre, dans une seconde phase, son prolongement à Saint Denis Pleyel, son futur terminus et point d’interconnexion avec Roissy-CDG, et les lignes 15, 16 , 17 du futur métro du grand Paris.  Auparavant, c’est le prolongement du tramway de la ligne T3b, qui sera seul juge, puisque arrivant le premier, (attendu pour 2017,) et poussera même sa course jusqu’à Porte d’Asnières.

 

 

Opération urbaine aux multiples ramifications, c’est la députée de Paris,  Annick Lepetit,  qui depuis novembre 2012 en préside les destinées via Paris Batignolles Aménagement.

 

 

Lecture : “L’atelier des Batignolles : Une nouvelle fabrique de la ville“

 

Paris Batignolles Aménagement,  édite un ouvrage compilant l’histoire urbaine du projet Clichy-Batignolles depuis ses prémices jusqu’à aujourd’hui (2014.) Avec des textes de Frédérique Gravelaine, sous la direction de Didier Bailly, D.G Paris Batignolles et Corinne Martin, directrice de la communication. L’ouvrage composé de 170 pages, présente tous les projets en cours, mais aussi la méthodologie des workshops et rencontres avec les acteurs locaux qui délibérèrent pour constituer cet eco-quartier du XXIe siècle.

 

 

Hans-Walter Müller ne se dégonfle pas !

 

Sur une idée du pavillon de l’Arsenal, une bulle d’Hans-Walter Müller, architecte visionnaire, né en 1935,  a installé une de ses bulles gonflables comme pavillon éphémère d’accueil abritant une exposition du pavillon de l’Arsenal intitulée “La fabrique des Batignolles“ 

 

Posée sur la dalle géante en attente de ses constructions futures, cette bulle éphémère faisait face à un food drucks, avitaillant les téméraires visiteurs qui durent parcourir selon un cheminement précis,  les travées du chantier pour bénéficier du point de vue unique sur le site habituellement inaccessible.

 

Comptant uniquement sur la surpression de l’air, cette membrane épaisse de quelques microns, se  monte en quelques heures, ses douces courbes ne sont pas un choix esthétique, mais le résultat d’une simple contrainte physique. 

 

Parallèlement un véritable journal édité pour l’occasion par le même pavillon de l’Arsenal, faisait office de vade mecum de toute l’opération urbaine.

 

 

Le site de l'opération urbaine : http://www.clichy-batignolles.fr



Hans-Walter Müller et Mme Ann-José Arlot en simple visite sur le site.


  • Publié dans Paris
  • 0

La Maison de l’architecture du Québec s’expose à Marseille avec : “Vivre et concevoir avec la neige au Québec“

[Communiqué] : Montreal, Canada, 09-10-2014 - Et… c’est un départ! La Maison de l’architecture du Québec (MAQ) s’envole à Marseille, tout octobre, pour y représenter le Québec en force aux Vingt-quatre heures d’architecture, un grand festival d’architecture contemporaine où sont attendus 10 000 visiteurs pour une fête de midi à midi, et en continu, dans l’immense Friche la Belle de Mai. Pour cette occasion, la MAQ a créé une exposition spécifique, Vivre et concevoir avec la neige au Québec. Petits et grands pourront slalomer, sur 75 m2, au coeur d’une tempête de 50 projets de concepteurs québécois, au son d’une oeuvre inédite du collectif Audiotopie. Cette « bordée » d’architecture restera en place jusqu’au 26 octobre!

 

Une production MAQ avec le généreux concours de MP Reproduction, de Soprema, du Quartier des spectacles et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

 

Une scénographie en chute de neige

 

L’exposition MAQ, qui occupera une place centrale dans la salle d’exposition de la Friche, sur 75 m2, met en valeur les idées et réalisations innovantes de quelque 45 agences et créateurs québécois en design et architecture de tous horizons. Autant de réponses nouvelles à ce défi au quotidien qui consiste à vivre avec la neige et d’en profiter (plutôt que d’en souffrir), dans nos villes et sous nos climats. (Voir liste complète des exposants plus bas)

Au moyen d’un labyrinthe de bannières de papier, pleine hauteur et blanc sur blanc, la chute de neige prend forme. Il faut se faufiler parmi ces éléments verticaux hauts de plusieurs mètres pour atteindre le centre de l’installation où sont mis en évidence, dans un design chic signé Uniform, créations et initiatives aussi belles qu’inspirantes, autour d’un noyau chaud consacré à Luminothérapie. Analysée par la commissaire Sophie Gironnay, assistée de Marie-France Daigneault Bouchard, la relation des concepteurs du Québec avec la neige n’est pas tout amour, tant s’en faut! Mais les approches plus récentes laissent entrevoir de nouvelles pistes, toujours plus fraîches et structurantes. Une belle aventure qui commence…!

 

Écouter la neige

 

Sur l’invitation de la MAQ et en parallèle à l’exposition, le collectif bien connu Audiotopie (Étienne Legast, Yan­nick Guéguen) alliant l’électro-acoustique à l’architecture de paysage, présentera une oeuvre nouvelle, intitulée Neige, qui aborde les concepts de « glissitude », de tran­sitoire et de turbulence à travers une installation sonore immersive. De plus, Audiotopie propose un décalage climatique et géographique avec son application mobile géolocalisée. (L’application iPhone « Audiotopie », offerte gratuitement sur l’App Store, permet d’expérimenter des parcours sonores de manière interactive dans la ville. L’application utilise la puce GPS comprise dans l’appareil pour faire évoluer l’environnement sonore ainsi que le déroulement du scénario en fonction de la position géographique de l’auditeur.)

 

Les Vingt-quatre heures d’architecture

 

Après la Manufacture des Tabacs de Strasbourg en 2012, c’est donc la Friche la Belle de Mai à Marseille, haut lieu des arts en bouillonnement, qui sera le théâtre, les 17 et 18 octobre 2014, de la deuxième édition des Vingt-quatre heures d’architecture, une initiative du Réseau des Maisons de l’architecture de France. Un événement hors du commun qui fédère publics et pratiques autour d’un même sujet : les désirs de ville, sous le haut com­missariat de l’architecte André Jollivet, président de la Maison de l’architecture et de la ville Provence Alpes Côte d’Azur.

 

De midi à midi, pleins phares sur l’architecture, avec un programme qui affiche la mixité pour toucher des publics diversifiés. Les amateurs avec une dizaine d’expositions (dont Vivre et concevoir avec la neige et, en coproduction Ville intelligente) une boucle de cinéma en continu, des visites de sites en compagnie d’architectes et d’urbanistes ; les curieux et les passionnés avec des tables rondes animées par des figures locales et nationales mais aussi avec le Palmarès Grand Public « Archicontemporaine » qui récompensera des réalisations choisies en ligne par le grand public ; les familles avec des ateliers-enfants et des restitutions de la Journée de l’architecture dans les écoles qui se déroulera pour la première fois dans l’académie d’Aix-Marseille le 2 octobre ; et in fine une fête ouverte à tous et animée par un jeune collectif marseillais pour découvrir la ville au petit matin… le tout scénographié par la jeune agence marseillaise PAN.

 

 

Pour informations et entrevues :

 

au Québec > Muriel Ulmer

+1 514-868-6691 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

www.maisondelarchitecture.ca

 

en France > Virginie Gaillat

06 61 83 35 79 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Présence forte de la MAQ à Marseille et dans le Réseau des 35 Maisons de l’architecture de France (RMA)!

 

À noter qu’une autre exposition produite par la MAQ en 2012 et reprise et adaptée par la Maison de l’architecture de l’Isère, sera présentée dans les Vingt-quatre heures. Il s’agit de Protéiforme : architecture paramétrique, re­baptisée ici Ville intelligente, et conçue originellement par l’agence montréalaise Open Form.

Rappelons enfin que depuis mai 2013, la Maison de l’architecture du Québec est membre invité du Réseau des Maisons de l’architecture. Constitué en 2004, le RMA, avec ses 35 maisons de l’architecture, occupe une place bien spécifique dans le paysage de la médiation architec­turale et urbaine en France. Que ce soit par des exposi­tions, des débats, des visites, des actions pédagogiques, des voyages, des ateliers ou des publications, les maisons de l’architecture affichent une nette volonté de proximité avec « l’usager d’architecture » et le citoyen. Le RMA est l’organisateur des Vingt-quatre heures d’architecture.

Grâce à cette alliance avec le RMA, la MAQ peut offrir désormais aux architectes québécois qui sont « amis membres corporatifs » de son centre, l’avantage de pouvoir déposer leurs meilleurs projets sur le site archi­contemporaine.org, diffusant en sol européen les réali­sations d’ici. Le dialogue, en somme, est bien enclenché et le rayonnement de la MAQ en France se cristallisera d’autant plus, sous le soleil marseillais.

 

 

À propos de la Friche la Belle de Mai

 

L’ancienne Manufacture de tabacs du quartier de la Belle de Mai, à Marseille, est devenue en deux décennies un espace d’expérimentation unique : 45 000 m² dédiés à la création et à l’expérimentation artistique contem­poraine qui se veulent complètement connectés aux enjeux politiques, économiques et sociaux de leur envi­ronnement, qu’il soit immédiat (le quartier, la ville) ou lointain (la France, le monde…).

 

 

 

Liste des collaborateurs/exposants et projets

 

¾ Fort | Chez Simone | www.troisquartfort.com

 

Alain Carle Architecte | L’Écran, Le Marais | www.alaincarle.ca

 

Architecturama | Maison du lac Jasper 2 | www.architecturama.ca

 

Arthur Schmitt | Le banc Anice | www.arthurschmitt.com

 

Atelier Barda | Chalet forestier | www.atelierbarda.com

 

Atelier In Situ | Résidence à Compton | www.atelierinsitu.com

 

Atelier Panorama | Chalet à St-Donat | www.atelierpanorama.ca

 

Atelier Pierre Thibault | Jardins d’hiver, La Villa du lac du Castor, La Grande Galerie, La Maison dans la forêt près du lac | www.pthibault.com

 

Atelier TAG + Jodoin Lamarre Pratte | Bibliothèque Raymond-Lévesque | www.ateliertag.com, www.jlp.ca

 

Audiotopie | Neige | www.audiotopie.com

 

Bourgeois Lechasseur Architectes | Résidence des Grands-Jar­dins | www.bourgeoislechasseur.com

 

Caroline Breault (CAB) | Hiver nucléaire | www.cabfolio.com

 

Chevalier Morales Architectes | Résidence Roy-Lawrence | www.chevaliermorales.com

 

Collectif Le banc | Le Banc de neige | www.collectiflebanc.com

 

Conrath Architect | Ice House | www.indesigninc.com

 

Cyril Charron Architecte | Triplex de Beaujeu

 

Concours Nordicité, Association des designers urbains du Qué­bec (ADUQ ) | www.aduq.ca :

 

    •    Alexandre Guilbeault et Jean-Daniel Mercier | Backwash | www.alexandreguilbeault.com

    •    Francis Falardeau-Laperle et Janie Hémond | Korridor Nordik

    •    Serina Tarkhanian | Lieux dormants | www.trkhnn.com

    •    Pete & Vegas | Ruelle blanche | www.peteandvegas.com

 

Fournier Gersovitz Moss Drolet et associés architectes (FGMDA)| Aérogares inuits | www.fgmda.com

 

La Shed Architecture | Maison Blue Hills |www.lashedarchitecture.com

 

Laurent McComber | Juliette aux combles | www.lmccomber.ca

 

Luminothérapie, Quartier des spectacles | www.quartierdesspectacles.com :

 

 • Atomic3 et Appareil Architecture / Jean-Sébastien Côté et Philippe Jean | Iceberg | www.atomic3.ca, www.appareilarchitecture.com

    •    KANVA Architecture | Entre les Rangs | www.kanva.ca

    •    Intégral Jean Beaudoin et Erick Villeneuve | Champ de pixels, Nuage de givre | www.ijb.ca

    •    Bernard Duguay et Pierre Gagnon, Lucion Media | Sphères polaires | www.lucionmedia.ca

 

Menkès Shooner Dagenais LeTourneux | Maison du déve-loppement durable | www.msdl.ca

 

Nature humaine | Résidence 8e Avenue | www.naturehumaine.com

 

Paul Bernier Architecte | Chalet à Sutton | www.paulbernier.com

 

Pelletier de Fontenay | Presqu’îles | www.pelletierdefontenay.com

 

Six Point Un | Le banc Luge | www.sixpointun.ca

 

St-Gelais Montminy Architectes | Gare de Grande-Pointe, Pavil­lon de géothermie | www.stgm.net

 

St-Gelais Montminy Architectes / Éric Lirette | Dispensaire de Schefferville

 

Thellend Fortin Architectes | Cape noire, Le Phénix | www.thellendfortin.com

 

YH2 | La Luge | www.yh2architecture.com

 

Crédits et remerciements

 

Merci aux photographes pour le prêt d’images :

 

Alain Laforest (aussi concepteur éclairage et consultant image), Cindy Boyce, Martine Doyon (Quartier des spectacles), Maxime Brouillet, Luc Brissette et Koen de Winter, Marc Cramer, Claude Dagenais, Collection Musée McCord (Alexander Handerson), Doublespace Photography, Stéphane Groleau, Alexandre Guérin, Alexandre Guilbeault, Jean-François Laroche, Steve Montpetit, Francis Pelletier, Julien Perron-Gagné, Olivier Pontbriand (La Presse), Olivier Samson OSA Images, Adrien Williams.

 

Équipe production :

 

Pierre Moro-Lin, Jacques Laferrière (MP), Étienne Legast d’Audiotopie, Équipe La Friche. Coordination France : Stéphanie Serré MAPL et MAVPACA.

 

La Maison de l’architecture du Québec - Catalyseur de créativité depuis 2001

 

La MAISON DE L’ARCHITECTURE DU QUÉBEC (MAQ) est un centre d’artistes autogéré qui se spécialise dans les disciplines de l’aménagement. Le centre accomplit un tra­vail unique de diffusion, de création et de débat autour de l’architecture, de l’architecture de paysage et de l’urbanisme, qui engage les praticiens en architecture d’ici et maintenant, dans un esprit d’ouverture, d’innovation permanente et de démocratisation.

 

Depuis sa fondation en 2001, ce sont plus de 400 firmes ou individus au total qui ont fait connaître leur travail, au moyen de 3 à 5 expositions par année, prolongées d’événements, débats, laboratoires de création, et bien d’autres types d’activités. Ces créateurs sont architectes, paysagistes, designers urbains, urbanistes mais aussi graphistes, plasticiens, comédiens, écrivains, vidéastes, ingénieurs, etc.

Tout en rendant l’architecture plus accessible au grand public, la MAQ s’attache à pousser plus loin la connaissance et la recherche sur l’architecture qui se fait ou qui se prépare, dans le Québec qui nous environne, avec ceux-là même qui le bâtissent.

Plus que simple diffuseur, la Maison de l’architecture favorise la création. Elle a initié plusieurs événements où le dialogue entre les arts servait de ferment générateur et elle a passé commande d’une centaine d’œuvres originales, incitant, de façon ludique et critique, les meilleurs artistes et architectes au pays à créer et à réfléchir sur des questions de fond.   

 

Pour plus d’information :   www.maisondelarchitecture.ca/

Qui est James Wines en conférence au pavillon de l’Arsenal ?

L’effet Wines : Nous sommes à Paris au début des années 80, les réseaux sociaux n’existent pas. Dans les écoles d’archi, le leader parmi les étudiants,  est alors celui qui connaît les dates et lieux de la prochaine conférence quelque part dans Paris. Les revues d’architecture jouissent alors d’un prestige inégalé, trop chères pour la bourse d’un étudiant, elles passent de main en main, six mois après leur parution. A cette époque les bibliothèques des écoles d’architecture tiennent plus d’un Sahara poussiéreux que d’un laboratoire à la pointe de l’information. “Architecture d’Aujourd’hui“ est alors le must, c’était une véritable revue, on remarque bien que les projets et les études les plus expérimentales sont publiés en noir et blanc et seules les luxueuses réalisations, savamment photographiées, ont droit à la couleur. 

 

A cette époque l’univers mental des étudiants est bercé par des noms comme Ungers, Morphosis (déjà), SITE, Botta.   Les  “sexas“ de l’époque (généralement les enseignants à vie,) eux rêvent de se faire construire une maison par Richard Meier. Richard Meier ce n’est pas seulement l’américain de service, c’est dans l’imaginaire des architectes l’équivalent du Gehry d’aujourd’hui (dans sa capacité à frapper l’imaginaire,) mais auquel on aurait greffé un néo corbusianisme. Il y a bien d’autres américains, mais ils semblent loin des préoccupations parisiennes. On peut citer Kevin Roche qui édifie de fantastiques sièges sociaux de world compagnies américaines, Déjà I.M Pei et quelques autres.  Mais l’Amérique ce n’est pas le Pérou de l’architecture. Le Pritzker, créé en 1979, ne rayonne pas et ne représente rien, et seule une élite, blanche et fortunée, s’intéresse à l’architecture.

 

A Paris, coté ex soixante-huitards on est en plein post modernisme.  C’est l’heure de gloire (déjà ringarde parmi les étudiants de l’époque,) d’Aldo Rossi, Paolo Portoghesi, Hans Hollein. En France c’est l’heure de gloire du, lui aussi déjà ringard, Alain Sarfati, (Qui s’en souvient ? ) et du vernaculaire réinventé (Riboulet, Gailhoustet). Mais aussi de Ricardo Boffill  ..  Déjà l’accident industriel ! 


Au programme chez les étudiants des écoles d’architecture, c’est le “voyage“ obligatoire dans les villes nouvelles d’île de France qui remplace le voyage à Rome. (Qui se souvient des villes nouvelles, Qui les revendique comme modèles ? qui en revendique l’échec ? )

 

La villa Savoye, menacée de destruction, est sauvée de justesse.

 

A cette époque Jean Nouvel, (qui vient de gagner le concours de l’IMA avec ses compères,) est alors interdit de citation dans les écoles d’architecture. Il est vrai que ses oeuvres de jeunesse sont assez peu convaincantes, erratiques et franchement emmerdantes. 

L’IFA, modeste association campée rue de Tournon,  détonne avec une révélation d’un architecte japonais; Tadao Ando, tout d’un coup un horizon se dégage. C’est une révolution, il faut tout reconstruire !

 

Voilà le paysage planté. L’évasion se fait donc dans les rares revues.  Les réalisations des années 70 du collectif américain SITE, dont on ignore même le nom des architectes artistes, subjuguent parce qu’il ne s’agit que d’hypermarchés (huit en tout), construits il y a déjà plusieurs années, (de la chaine américaine BEST,) à une époque ou la France se mite des hangars “simple peau“  médiocres des Carrefour, Cora et autre Goulet-Turpin. 

 

Mais, SITE arrive, aux USA, à transformer chaque réalisation en manifeste de société. Avec une économie de moyens, et une économie dans ses effets. A chaque fois le but est atteint. Une fois ce sont les briques qui miment de s’effondrer, une fois la façade qui se décolle, une fois la façade qui semble s’arracher. Une fois c’est un mail planté juste derrière la façade intacte qui mime la ruine à venir. (Bien avant Nouvel et sa fondation Cartier qui reprendra le principe du mille feuilles. et surtout bien avant Rudy Ricciotti qui copiera servilement le principe de la façade décollée du corps du bâtiment.)  Quelque part SITE (Sculpture In The Environment) en dépassant le post modernisme et l’hypermodernisme avait tout inventé des doutes existentiels des années 2000-2010. Finalement son auteur animateur s’appelait James Wines Il sera en conférence ce jeudi 9 octobre 2014 au pavillon de l’Arsenal à Paris. (Lien)

 

Lien vers les sites de SITE

http://sitenewyork.com/frame/index.htm

http://siteenvirodesign.com

 

 

L'agence danoise COBE lauréate du concours international pour Tampere Station

Les agences COBE (Copenhague,) en association avec les finnois de Lundén Architecture, sont déclarés lauréats de la compétition internationale pour la nouvelle gare de Tampere (Finlande.)

 

Dénommé “reconnecting Tampere” le projet lauréat se propose non seulement de reconnecter la deuxième plus importante ville de Finlande en créant une intermodalité entre ses différents moyens de transport, mais également d’être l’occasion du renouveau urbain du centre ville en y incluant de nouveaux programmes urbains.

 

“Une expérience spatiale exceptionnelle“  

Au centre du projet, la station “Plaza“ a l’ambition d’être un véritable lieu de vie pour les habitants de Tampere. Point d’orgue du projet, un étonnant et aérien toit pénétrant jusqu’aux voies ferrées souterrainnes.  Toit crinoline d’une vaste opération de restructuration autour de commerces et un parc.

 

COBE a été fondé en 2005 au Danemark, dirigé par Dan Stubbergaard, l’agence regroupe aujourd’hui près de 60 architectes. Elle revendique de nombreux prix et récompenses obtenus pour des réalisations prestigieuses ; Bibliothèque, Nørreport Station, Israel’s Square, Develloppement du Nordhavnen (Copenhague Danemark.)

 

Lundén Architecture est une agence d’architecture finlandaise basée à Helsinski et créée par Eero Lundén.  Elle est l’auteure du plan masse de Töölönlahti à Helsinki, et de la conception du nouvel aéroport de Tampere.

Rambøll Finland fait partir du groupe international Ramboll, fondé au Danemark en 1945. Le groupe revendique 11 000 collaborateurs experts et ingénieurs. Très présent en Europe du nord, en Inde et au Moyen-Orient, le groupe est présent dans 22 pays, ce qui lui permet d’affirmer posséder “une expérience locale avec une base de connaissance mondiale.“

 

Au sujet du projet : 

Localisation : Tampere, Finlande
Client: Ville de Tampere, Agence des transports finlandais , VR-Group et Senate Properties
Architectes: COBE et Lundén Architecture
Enginierie : Rambøll Finlande
Evaluation foncière : Newsec
Programme:  Nouvelle gare et Centre de services de la ville de Tampere, +  schéma directeur des espaces entourant son faisceau ferroviaire 

Surfaces : 120.000 m2
Prix : 1st Prize in competition in 2014
Images: COBE and Lundén Architecture
Website: www.cobe.dk et www.eerolunden.com

Nuit blanche 2014: “Nuit parfaite“ Au pavillon de l’Arsenal

C’était ce samedi soir 4 octobre 2014, entre 18H et toute la nuit, selon les sites; la nuit blanche à Paris, manifestation chère à la ville de Paris imaginée initialement par Christophe Girard.  L’édition 2014 a son site internet http://quefaire.paris.fr/nuitblanche.

 

Au hasard, « UNE NUIT PARFAITE »  au pavillon de l’arsenal avec la mise en brume des 7 maquettes de Martine Feipel & Jean Bechameil, artistes luxembourgeois,  juste avant leur démontage en début de semaine prochaine.

 

Temporalité imaginaire d’un état de ruine de grands ensembles qui habituellement ne connaissent que l’implosion instantanée, comme si l’instant romantique de la ruine leur était même interdit. Les “maquettes“ blanches percées de quelques épaufrures et balafres représentent des figures des grands ensembles (les tours nuages d'Emile Aillaud, la cité des 4000 de Tambuté et Delacroix, les orgues de Flandre de Martin Van Treek, ) Lien vers le site du pavillon de l'arsenal

 

 




 

  • Publié dans Paris
  • 0

Samaritaine : Victoire du mur de l’argent ! LVMH a déjà gagné !

Etonnant revirement de la Justice Administrative qui, par la voix de son rapporteur public Mme Sonia Bonneau-Mathelot, prône lors de l’audience, en appel, de ce 2 octobre 2014 un “sursis à exécution“ en attendant la décision de fond,  ce qui permettrait la reprise des travaux et des démolitions, et annoncerait in-fine la légalisation du permis de construire annulé en première instance en mai 2014.

 

L’avis du rapporteur public étant généralement suivi, c’est donc à un déni du jugement, rendu en mai 2014 qu’il faut dorénavant s’attendre. Confirmant ainsi la rumeur qui courrait dans le petit Paris de l’architecture, depuis la rentrée, de l’aval final de la Justice Administrative à ce projet immobilier.

 

Plus c’est gros, plus cela passe !

Curieusement le projet ne serait plus aujourd’hui aussi “dissonant“ que cela, malgré la démonstration du 13 mai 2014,  en plusieurs considérants qui s’appuyait sur une lecture “dans le texte“ du récent P.L.U de Paris si précieux à Anne Hidalgo.

L’étonnante campagne de communication, (visant à déstabiliser cette décision initiale du tribunal administratif,)  portée par ; un client de LVMH (L’ architecte Christian de Portzamparc, et un club assez réactionnaire de conservateurs comme;  L’académie d’architecture, quelques revues comme D’A, ou encore le pigiste Philippe Tretiack se prenant sans doute pour Marianne, dans une loufoque tribune se plaignait d’avoir été personnellement insulté à Venise lors de l’inauguration de la Biennale d’architecture, parce que la décision du T.A en mai 2014  signifiait que les français n’aimaient pas les architectes étrangers.)

 

Plus sérieusement cette décision pressentie aujourd’hui dans les propos du rapporteur public, est grave dans le sens qu’elle ferme les yeux sur la prise de conscience un peu partout dans le monde qu’aujourd’hui le patrimoine urbain est comme un livre dont chaque intervention visible est dorénavant la déchirure vulgaire d’une page unique de son récit, l’expression d’une vanité égoïste et non d’une érudition éclairée.

 

Ce qui est pourtant compris aujourd’hui de la plupart des élites et d’une avant garde, dont l’architecte Rem Koolhaas lui même, qui intervient à Paris dans le quartier du Marais, et qui se garde bien d’imposer un vulgaire masque visible en façade, pour préférer s’inscrire élégamment dans la respiration du construit historique.

 

LVMH de son coté est convaincu d’avoir raison et s’enferme dans sa logique qui voudrait qu’il serait suffisant de faire de beaux objets “no-limits“ et clinquants, pour passer et être accepté partout.  Sa seule haute performance financière serait le gage d’un progrès sociétal à contempler dorénavant par tout un chacun.

Compte rendu : La philosophe Françoise Gaillard et la mort du grand récit

Première soirée d’un séminaire organisé par l’Académie d’architecture, et réparti sur quatre séances.  Lors de cette séance inaugurale c’est la philosophe Françoise Gaillard autour du sujet “Le grand récit conversation avec la ville “ qui ouvrait les échanges.  Constatant la fin du “grand récit“ avec la fin des Modernes (Modernes des Lumières, et pas seulement les Modernes du rationalisme du XXe siècle,) qui vidèrent le ciel des croyances.

Fin du récit qui signe également la fin de la projection, du projet, et donc du futur.   Futur qui aujourd’hui est particulièrement désenchantant  entre décroissance annoncée, asphyxie écologique, et effondrement de tous les dogmes. 

 

Le futur n’étant plus habitable parce qu’anxiogène,  on se replie sur le présent que l’on voudrait réenchanter

 

laissant la place au “présentisme“ infini, en lieu et place d’une croyance en un quelconque avenir, la société ne vit plus dans l’espoir et l’espérance, mais dans une survie immédiate. Françoise Gaillard s’insurge contre l’effet de cette situation ou tout un chacun se propose de “réenchanter“ le présent, la ville, l’architecture. Prenant pour exemple le titre d’une exposition se tenant actuellement dans une institution parisienne de second ordre. Réenchantement dont le résultat n’est qu’infantilisation, ludification et euphorisation artificielle.

 

 

Reconstruction d’une modernité moins prométhéenne

 

Que faire face à “l’énigme du héron“ * se demande Françoise Gaillard : Reconstruire un grand récit, sorte de projet collectif vers un objectif à atteindre explique la philosophe, et elle a une idée  ; le projet du vivant.  Selon elle, l’écologie n’est pas un grand récit, parce que promouvant la décroissance, l’écologie est un récit dysphorique basé sur la peur.   A l’inverse le “vivant“ est lié à la régénération, l’adaptation, la mutation , l’intégration, autant d’idées permettant de “libérer le futur“ et de trouver dans la logique du vivant de nouvelles stratégies de croissance.

 

N.B : Le séminaire comprendra trois autres rencontres qui se tiendront à l’académie d’architecture. (Se reporter à l’agenda.)

 

* Françoise Gaillard cite la définition chère aux cruciverbistes de l’énigme du Héron en deux lettres.  Il s’agit de “Ou“ dans la fable de la Fontaine.

Samaritaine : Tout Paris ondule en attendant l’audience au Tribunal Administratif début octobre 2014

En ultra-off, d’aucuns pressentent déjà la reprise rapide des travaux, comme si tout était joué et qu’ils étaient dans la confidence. Officiellement l’audience début octobre 2014 au tribunal administratif devra statuer si la décision d’annulation du permis de construire, (Lire la reproduction in-extenso du jugement du 13 mai 2014,)  doit continuer à produire ses effets en attendant la décision des juges sur le fond de l’affaire. En clair les travaux peuvent ils reprendre pendant les longs mois du temps judiciaire ?

 

En Off chacun y va de ses conjectures sur le sens de la décision à venir ;  si les juges décident de surseoir à l’interdiction, le chantier pourrait reprendre en attendant la décision sur le fond, mais il serait alors peu probable qu’au final les juges inversent la vapeur.  La décision sur la forme induirait, en pointillés, la probable décision sur le fond.

 

A contrario si début octobre les juges décident de maintenir l’arrêt des travaux sur le site de l'îlot Rivoli, (celui qui verrait l’édification signée des architectes de SANAA avec sa façade ondulante de verre,) LVMH pourrait déjà se préparer à refaire, à partir de zéro, un projet pour cet îlot.

 

Pour autant la position des juges n’est pas facile. Sil ils sursoient les effets de la décision du mois de mai, ils porteront le doute d’avoir cédé au mur de l’argent. Qui plus est, après avoir soigneusement démontré que le projet était en contradiction avec la lecture, dans le texte du PLU, ils reviendraient sur leur décision, à eux d’argumenter cela.

 

Si ils n’annulent pas les effets, et maintiennent de facto l’impossibilité de reprendre les travaux, ils seront en cohérence avec la première décision du T.A, mais devront alors assumer un grand moment de solitude face aux intérêts financiers, la ville de Paris, et une partie d’une élite parisienne dont le site Arrêt sur Images remarque dans un article en date du 8 septembre 2014 “Samaritaine :  Les médias au diapason de LVMH“

 

Bien au delà d’une simple querelle administrative sur la lecture d’une règlementation, c’est tout un système politique de pression, de complaisance et d’opacité qui est mis à jour avec l’affaire de la façade ondulante de la Samaritaine.


 

Ci-dessous historique des articles sur ce sujet :

 


 

 

Sur archicool.com

 

13/05/2014 : L’affaire n’est plus dans le sac pour LVMH

http://www.archicool.com/index.php?option=com_k2&view=item&id=3755:samaritaine--laffaire-nest-plus-dans-le-sac-pour-lvmh&Itemid=365

 

19/05/2014 L'Académie d'Architecture d'une part, et Emmanuel Caille (revue D'A) d'autre part, ont ils bien suivi le dossier “Samaritaine“ depuis le début  ?

“Les architectes donnent l'impression de découvrir seulement aujourd'hui qu'un P.L.U est un texte interprétable par les juridictions et non un “faire semblant“, et qu'il explique noir sur blanc, parce que cela a été voulu comme cela,  la dépossession de l’autorité et de la liberté formelle des architectes....  pour favoriser, à la place, une logique de cohérence urbaine, construite sur sa temporalité,  donnant la priorité aux ensembles construits pré-existants.

 

Les architectes ne sont plus seuls, et La Loi vient de leur rappeler. Le P.L.U est une fantastique machine à interdire, une arme qui a été voulue tournée contre eux.  

 

La Loi n'est pas faite pour permettre la mise en valeur des disgressions de quelques uns !

Malgré la qualité des architectes de SANAA, la décision du Tribunal Administratif de Paris est bien une avancée de la démocratie, comme l'arrêt des bulldozers au début des années 70 en avait été une.

Parce que l'opération Samaritaine est l'expression d'un choix d'une toute petite minorité  très favorisée, sur une majorité de la population  subissant ensuite ces choix urbains sans jamais avoir été associée ou sérieusement prise en considération. Urbanisme qui à Paris relève beaucoup de la customisation et non de l'architecture. “

 

 

19/05/2014 Samaritaine : Le problème c’est le P.L.U et la gouvernance de la ville, ce n’est pas la lecture du T.A

 

 

Samaritaine : Reproduction in-extenso du jugement du 13 mai 2014 du T.A de Paris

 

  • Publié dans Paris
  • 0
JOBS125 CV125 REF125 LETTER125