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Balard : Labyrinthe fouilli pour Nicolas Michelin, escadrille de ruches, façon années 80, pour Norman Foster, serpent de mer pour Dominique Perrault, Mais pourquoi ne pas avoir invité Bjarke Ingels ?

Pas vraiment convaincant tous ces projets, qui semblent, chacun,  peiner à gérer la grande échelle et sa symbolique.  Mais à quoi doit ressembler en 2011 un centre de commandement militaire :  Un méga siège social ? Un centre de vacances ? un ensemble de logements danois ?

On se souvient du Pentagone, (1943) lointain hommage à Vauban et à la forteresse imprenable.  Géométrie parfaite sensée donner la même importance aux cinq composantes de la puissance militaire U.S, une sorte d’OVNI implacable, indestructible, et planétaire et surtout sans orientation avouée. Le Pentagone n’a pas d’avant et d’arrière, il est partout.

Mais en Europe, les “sièges”  du Pouvoir...  sont plus “civils”. Par exemple, il y a le siège de l’UNESCO à Paris, comme celui de la commission européenne à Bruxelles;  vastes tripodes chantant les louanges de la bureaucratie et de la diversité ( à l’opposée de la masse unique du siège de l’ONU à New York, (souhaitant exprimer la puissance de la voix unifiée des nations.)

Pour la dimension militaire, il y a bien le siège du MI6 à Londres et son coté blindé, opaque, qui ne ressemble à rien de précis, (surnommé Legoland par ses détracteurs.)
 

Après, l’Europe doit se contenter de trophées ou des arcs de triomphe  à la gloire de son passé... et de ses divisions;  Berlin culmine avec La porte de Brandebourg , CheckPoint Charlie, et l’ex  mur de Berlin.

Les bornes et autres frontières symboliques.

Il y a aussi Gibraltar,  îlot Fortifié et borne,  comme peut l’être le trophée d’Auguste à la Turbie au dessus de Monaco.  Ils restent encore les ossuaires et autres lieux commémoratifs pour pleurer les morts et les héros, la souffrance et la violence.  sans oublier le tombeau de Napoléon, ou encore La masse symétrique imposante et immuable des Invalides, transition parfaite vers les hôpitaux militaires, souvent les seules mégastructures restantes des anciennes villes de garnisons françaises..

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Dernière modification lesamedi, 20 août 2011 17:31

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  • Présentation à la Presse ce mardi 31 mai 2011, du projet lauréat en vue du regroupement des services du ministère de la défense sur le site parisien de Balard

    Imaginez le gril d’Albert ( Jussieu) relooké par Bjarke Ingels (BIG)  et vous aurez une idée assez précise de la partie centrale de ce vaste projet dont le talent de l’architecte se mesurera en sa capacité à faire oublier le coté labyrinthe minéral particulièrement anxiogène de ce type d’édifice démesuré, et dont le plan masse, en son centre, dessine un “hexagone” qui semble sortir tout droit d’un dessin de Plantu.

    130 millions d’euros par an, en sera le loyer annuel reversé au prestataire du marché en PPP ( partenariat Public Privé)  nouveau venu dans la panoplie des contrats de marché public, qui, si il fait ses preuves dans la fourniture de marchandises à obsolescence linéaire, ne semble pas encore complètement convaincant lorsqu’il s’agit d’un ensemble de bâtiments à programmation variable et évolutive dans le tempo du marché.

    “ Le client sait ce qu’il veut, et le prestataire sait ce qu’il peut”  Gérard Longuet résumait ainsi de façon presque idéale le PPP, en ce sens que le client ne sait pas toujours ce qu’il veut sur une aussi longue échéance,  et c’est sur cette capacité à jouer les augures, que se dénouera, dans le temps, la justesse de ce type de contrat.

    Pour l’heure, la satisfaction est de mise, même si les esprits grincheux noteront que l’architecture arrive en troisième position des critères de sélection après le coût global ( 35%), la valeur fonctionnelle et technique (20%), et la qualité architecturale 16%.  On pourrait  souligner l’étrangeté de séparer le “fonctionnel et technique” de l’architecture, comme si l’architecture se réduisait dorénavant au “look” extérieur.  

    “Une machine naturelle”

    Nicolas Michelin, heureux lauréat du marché architecture,  aime les pirouettes, et présente sont projet comme une “machine naturelle,” en ce sens que les parties non  militairement sécurisées, seront en ventilation naturelle et feront appel à un procédé de cheminées naturelles, sensées créer un appel d’air et ainsi une ventilation naturelle de l’ensemble des étages.  Mais l’efficacité du système, pour bien fonctionner à l’échelle des édifices, selon les lois de l’aérologie, impose de monter ces “cheminées” bien au dessus des 31 m permis par le PLU de Paris, ce qui met pour l’heure la faisabilité du projet au bon vouloir de la ville de Paris lors de l’instruction du permis de construire du projet.

    Cependant les militaires, champions du stress, sont habitués à vivre avec des épées de Damoclès au dessus de la tête.

     

    Architecture ou immobilier ?

    Les équipes d’architectes sélectionnées ( Wilmotte pour la corne Ouest, 234 pour la corne est ( ex Cité de l’air,) et Michelin ANMA pour la pièce maîtresse de l’opération ( le pentagone,)  dessinent à eux trois, un profil type des architectes  solubles dans le PPP, ceux qui fréquentent plus les salons immobiliers que la biennale de Venise.  Ces “opérationnels” fabriquent du m2 avant toute chose.

    balardpilotis580


     

    Un loyer imprévisible.

    L’originalité du montage repose sur la location à des tiers extérieurs, des surfaces de bureaux de la corne ouest  (architecte Wilmotte,)  dont les loyers perçus viendront en diminution  du loyer versé par le ministère de la Défense ( base 130 millions d’euros annuels) pendant les 27 annuités du contrat.  Cependant la vacance ou l’obsolescence programmée de ces surfaces locatives rendent hypothétique tout calcul actuel d’une réelle rentabilité sur le long terme, pour la personne publique d’une telle opération.

    Finalement, quels grands joueurs ces militaires !!

    Multimedia

    Le diaporama complet cliquez-ici

    La vidéo : Présentation du projet par Gérard Longuet Ministre de la Défense cliquez-ici
    Longuet479

    Vidéo N°2 : Présentation de Nicoals Michelin, architecte, et de Yves Gabriel, PDG de Bouygues construction, entreprise mandataire du PPP. Cliquez-ici

    Michelin479

     

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  • Troisième report de la signature du PPP du futur pentagone français.
  • Balard : Retard de plusieurs semaines pour la signature du PPP du “Pentagone” français
  • UN BON GROS PPP, QUE DU BONHEUR !

    Elargie par voies législative et réglementaire, embellie, la philosophie pépéiste étend chaque jour son emprise. Elle plaide sans relâche pour que le soin de financer, concevoir, construire, maintenir et gérer des ouvrages publics soit confié à des “partenaires privés” pour l’intérêt public, n’en doutons pas !

    Cette stratégie de gestion de la commande publique, qui traduit plus largement une politique déterminée et volontaire, que l’ordre des architectes a dénoncée à de multiples reprises, constitue une bombe à retardement en reportant la dette sur nos enfants.

    Les conséquences de ces contrats globaux sont multiples et dépassent le seul aspect financier.

    Un bien beau bénéfice à se partager entre quelques-uns maintenant : le contribuable paiera demain.

    Le coût global de ces contrats globaux représente une manne qui ferait presque pâlir d’envie les “autocrates” déchus ces dernières semaines.

    Force est de constater que le lobby des majors du BTP est le principal initiateur et défenseur de cette politique : ce n’est sans doute pas fortuit.

    L’addition globale est plombée par les frais financiers nécessairement élevés, les marges importantes appliquées sur la construction, le fonctionnement, la maintenance et l’absence d’une réelle concurrence.

    • Le coût d’un emprunt privé est nécessairement plus élevé que celui que peut contracter une collectivité ou a fortiori l’Etat.

    • Le but, légitime, d’une entreprise privée est de réaliser le bénéfice le plus substantiel possible. Dans ce type de contrat, les marges s’appliquent à la construction bien sûr mais elles concernent également le fonctionnement et la maintenance. Une véritable rente qui se prolongera pendant quelques dizaines d’année. Les changements de destination où les adaptations d’une construction aux contraintes futures se sauraient toutes être anticipées : soyons sans crainte, protégée par les clauses figées du contrat, les modifications souhaitables ou nécessaires entraîneront ... une hausse du prix. Titulaire d’un simple crédit-bail, le maître d’ouvrage paie au prix fort le droit d’attendre la dernière échéance.

    • La constitution d’un regroupement qui associe banques, entreprise du BTP, cabinet d’avocats et entreprise d’architecture ne s’improvise pas. La formule réduit de facto la concurrence à quelques groupements que certains esprits considèrent comme fictive.

    QUE NENNI, pour notre pentagone français, ils étaient trois sur les rangs, nul doute que les deux prétendants évincés sauront attendre patiemment la prochaine consultation. La liberté d’accès à la commande publique, la transparence et l’égalité de traitement, bien sûr, sous réserve que le partage soit tout de même maîtrisé.

    Une Maîtrise d’Ouvrage Publique qui abandonne ses prérogatives, son savoir et ses responsabilités

    Le choix du contrat de partenariat est très politique. C’est une forme de renoncement au pouvoir.

    Véritable richesse collective, le savoir-faire des maîtres d’ouvrage, patiemment construit, se désagrège.

    Répondant à des contraintes immédiates de gestion, on réduit les services et on transfère au secteur privé des prérogatives, jusqu’à présent assumées par la sphère publique.

    Une maîtrise d’œuvre qui perd son indépendance

    Dans le droit commun, la maîtrise d’œuvre, au service de son maître d’ouvrage, garant de l’intérêt public et de celui des usagers a pour mission de concevoir un projet pertinent et adapté. Elle s’assure de la bonne exécution des ouvrages, garantit toutes les conformités (techniques, financières, juridiques) et veille au maintien de la valeur d’usage.

    Lorsque cette maîtrise d’œuvre est annexée et dépendante d’un conglomérat financier, elle participe directement au résultat qu’en attend le groupement et perd de son indépendance.  

    Sans comparaison possible sur les conséquences, le dramatique développement de l’affaire du Médiator (et ses « possibles » conflits d’intérêts sous-jacents) nous rappelle le prix à payer lorsque cette indépendance fait défaut.

    Des sous-traitants pressurés

    Les artisans et PME de la construction, au rôle économique fondamental, se voient naturellement exclus d’une telle commande. Par contre, nous pouvons être certains qu’ils devront passer sous les fourches caudines qui leur seront imposées par le titulaire du groupement. Contrairement aux procédures publiques encadrées, ces marchés privés n’ont pas pour but de garantir la transparence ou de protéger le tissu économique. Une situation qui contribue à fragiliserdavantage ces PME qui représentent, réunies, le premier employeur de France. La préservation de ces acteurs qui ne peuvent structurellement accéder à des marchés aussi complexes est pourtant indispensable. Ils sont les garants de la concurrence sans laquelle nous ne pourrions que constater l’augmentation sensible du coût de la construction.

    Comment contourner les critères de Maastricht ?

    Jusqu’à présent, dans les règles comptables concernées, le montant d’un loyer était affecté au budget fonctionnement sans aucune incidence sur la dette. L’Etat pouvait dépenser sans crainte d’alourdir son déficit qui rappelons-le constitue l’un des principaux critères de convergence que doivent respecter les pays membres de l’Union Européenne.

    Malédiction ! L’arrêté du 16 décembre 2010 relatif à l’instruction budgétaire et comptable est venu modifier l’enregistrement des contrats de partenariats dans la comptabilité publique. La quote-part relative à l’investissement est dorénavant considérée comme une dette, amortie et comptabilisée comme telle. Soyons rassurés, la part la plus significative de la dépense (les 3⁄4 au moins), reste discrètement affectée au budget “fonctionnement”.

    Délai raccourci : une fausse économie

    Convenons-en, par les mises en concurrence successives qui en découlent, les délais nécessaires à la passation de plusieurs contrats distincts (MŒ, travaux, entretien, maintenance), s’additionnent. Bien entendu, une procédure unique est plus rapide. Mais cette économie de temps est virtuelle.

    La constitution du dossier de consultation et l’analyse des offres sont très complexes. Elles requièrent nécessairement la constitution de commissions et la consultation d’experts dans des domaines aussi variés que disparates ce qui augmente le délai global de façon significative.

    Les 100 millions d’euros que réclame Eiffage suite aux modifications imposées par l’agence régionale d’Ile de France pour la construction du centre hospitalier sud-francilien apporte, si besoin en est, la preuve que vitesse et précipitation ne sont pas des synonymes de garantie de performance, d’optimisation et surtout d’économie.

    Une politique européenne qui évolue ?

    Alors que la commission européenne projette, au travers de son livre vert, la modernisation de la politique de l’UE en matière de marchés publics et définit sa stratégie autour d’une économie sociale de marché compétitive, ne devrait-on pas se réinterroger sur le bien fondé de ces contrats globaux qui réduiront toutes les marges de manœuvre de ceux qui, élus demain, n’auront pour seul choix que de lever l’impôt pour acquitter les loyers exorbitants qu’auront contracté leursprédécesseurs.

    Le 28 mars 2011,

    Régis RIOTON
    Architecte, conseiller national en charge de la commande publique

  • PPP : Petite synthèse à destination des architectes

    Le PPP est donc un contrat de services englobant le financement, la réalisation puis la gestion pendant un laps de temps donné moyennant de la part du destinataire final le versement d’un loyer fixé d’avance.  Le PPP offre donc des paramètres fixes ( durée, coût,)  et ... un programme .  ( Les partenaires privés qui traitent  avec la puissance publique demandeuse ne peuvent donc “qu’interpréter”  le programme pour optimiser leurs intérêts. )  

    Toute la difficulté de la rédaction de ces contrats réside donc dans la capacité à prévoir ce qui doit être défini dans la durée du contrat ( trente, cinquante ans voire plus,)   A ce jeu la partie se joue entre acteurs privés motivés, qui ne font que cela à longueur d’année, et personne publique moins préparée qu’il n’y parait à appréhender l’ensemble des paramètres dans lesquelles elle s’engage.

    Dans les PPP de construction, l’architecte n’est plus un contractant direct avec le client public, mais un prestataire au même titre que le lot plomberie, ou restauration de l’opération.  Or l’architecte selon son code des devoirs est sensé être un garant des  “règles de l’art” .   Comment un prestataire de services peut-il garantir les “règles de l’art”  face à son donneur d’ordre si ses intérêts divergent ?

    Qui finance ?  Si les majors du BTP et leurs filiales,  sont pour l’heure les seules capables de répondre aux PPP publics, le financement provient de tours de tables bancaires, qui au final gardent le pouvoir par l’entremise de sociétés aux noms desquels sont signés les PPP.


    L’exemple du “ Pentagone” français ; Balard

    Quelle place pour les architectes  ? :  Un PPP incluant la conception d’édifices, ce n’est plus un combat d’architectes, ni de projets d’architecture, mais bien de montages financiers et de contrats.  L’architecte ici est certes un “carrossier”  mais l’enjeu se joue uniquement  entre majors du BTP sur le financement, et la prestation servie.  

    Vinci, déjà bien dotée coté PPP, et Eiffage ou Bouygues, entreprises historiquement plus liées à des métiers de  “constructeurs”  que de concessions ont à coeur de rattraper l’avance prise ces dernières années par leur consoeur.


    * “ Le partenariat public-privé (PPP) est un mode de financement par lequel une autorité publique fait appel à des prestataires privés pour financer et gérer un équipement assurant ou contribuant au service public. Le partenaire privé reçoit en contrepartie un paiement du partenaire public et/ou des usagers du service qu'il gère. Ce mode de financement est présent dans de nombreux pays sous des formes variées.” ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_public-prive )

    **  Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_public-prive

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