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PPP : Zoo de Vincennes : Ou s’arrête le patrimoine immatériel ? Qui peut disposer de la mémoire collective d’un lieu ?

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Le zoo de Vincennes dépend du Museum Nationale d’Histoire Naturelle de Paris, (www.mnhn.fr) institution vénérable, réputée, et plus que bi-centenaire (10 juin 1793), trouvant ses fondations dans le jardin royal des plantes médicinales,  l’institution est aujourd’hui très désargentée.   Il fallut ainsi attendre de longues années pour voir l’arche naufragée de la grande galerie (Paris Ve) être inscrite dans un vaste projet de rénovation ( réaménagée par Paul Chemetov. en 1994), plus récemment un projet de rénovation du musée de l’homme est en cours, le zoo, de Vincennes, lui,  restait délaissé, malgré une première rénovation, en urgence,  du grand Rocher par l’atelier de l’Ile ( Dominique Brard architecte) vers 1993.

Cependant toutes les structures en forme de rochers (datant des années 30), n’eurent pas droit au même traitement. aujourd’hui elles offrent au promeneur le spectacle de la souffrance de ses échancrures, épauffrements et autre aléas du béton. Ces structures sont promises à la démolition dans le cadre d’un réaménagement à moindre coût délégué en PPP.

Après un premier projet, signé de l’agence Bekmann N’Thépé, qui souffrait un peu d’une spectacularisation à faire fuir les conservateurs du MNHN aussi vite que courent les antilopes qu’ils hébergent, un nouveau projet fut établi, conservant l’idée de cinq bio-zones d’habitats liés à des aires d’influence très françaises, allant de la savane africaine à Madagascar, en passant par l’Europe et saint-Pierre et Miquelon.

Cependant l’entreprise mandataire du PPP, Bouygues, unique candidat ayant présenté une offre..., devient également le prescripteur d’un projet architectural qui bien que confié à un architecte de renom international ;  Bernard Tschumi, se voit à l’étroit dans un projet à minima, tenant un peu de filets poudre-aux-yeux tendus au dessus de structures plus ou moins provisoires.  Il y a quelque chose d’un peu minable dans la dimension de ce projet, qui ne semble pas garantir une pérennité comme pouvait l’être la tour Eiffel en 1889, elle aussi structure provisoire...

La légèreté très à la mode, comme le vide, ne pouvant tout transformer en diaphane aporie minable.  Certes l’important étant avant tout la qualité de vie des animaux et non de fabriquer des lieux pour défilés de mode, cependant ce qui a fait la particularité de ce site unique depuis 80 ans, mérite-il pour autant de disparaître au seul intérêt à court terme d’un mandataire pingre engagé pour seulement vingt-cinq ans ? C’est bien court..... de mémoire d’éléphant.

Lien en relation

http://www.soszoodevincennes.fr


Anthropologie humaine : Au parc d’acclimatation.

Le parc d’acclimatation près de la porte Maillot et à deux doigts de Neuilly, est le troisième endroit à Paris permettant de voir des êtres vivants enfermés.  Le parc d’acclimatation ayant rencontré à la fin du XIXe siècle un énorme succès en présentant... des "sauvages"  humains comme de vulgaires marsupiaux. Cela s’appelait l’anthropologie humaine.

Aujourd’hui; délégué au groupe de luxe LVMH, le parc d’acclimatation paraît bien démodé.  On y croise des poules, des biquettes,  un ours brun un brin neurasthénique qui se cache,  et quelques autres animaux de la ferme, moyennant un droit d’entrée de 2,90 euros TTC.  Il reste cependant remarquable pour son anthropologie humaine. En effet on y croise de nombreuses espèces en voie de multiplication. Cela va de la famille monoparentale, de type père divorcé ne sachant que faire de sa progéniture, à la mère toute aussi monoparentale surbookée, qui revient d’une semaine d’éclate au club, et entend bien le faire savoir à toute l’assemblée présente et pour l’heure cherche à occuper ses lardons préférés pendant qu’elle appelle une de ses copines pour papoter un peu tout en bronzant sous les gaz brûlés parisiens.  Au milieu, le chercheur pourra établir un intéressant travail sur les prénoms actuellement les plus choisis, ou les régimes omnivores à base de gras industriel les plus appréciés.  Certes les plus nantis vont à Disneyworld, ou EuroDisney, mais au moins ici c’est presque à portée de métro ( Ligne 1 station “Neuilly-Sablonville” ( Pour chercheur anthropologue fatigué ou peu fortuné.)

Dernière modification ledimanche, 21 août 2011 00:16

Éléments similaires (par tag)

  • Présentation à la Presse ce mardi 31 mai 2011, du projet lauréat en vue du regroupement des services du ministère de la défense sur le site parisien de Balard

    Imaginez le gril d’Albert ( Jussieu) relooké par Bjarke Ingels (BIG)  et vous aurez une idée assez précise de la partie centrale de ce vaste projet dont le talent de l’architecte se mesurera en sa capacité à faire oublier le coté labyrinthe minéral particulièrement anxiogène de ce type d’édifice démesuré, et dont le plan masse, en son centre, dessine un “hexagone” qui semble sortir tout droit d’un dessin de Plantu.

    130 millions d’euros par an, en sera le loyer annuel reversé au prestataire du marché en PPP ( partenariat Public Privé)  nouveau venu dans la panoplie des contrats de marché public, qui, si il fait ses preuves dans la fourniture de marchandises à obsolescence linéaire, ne semble pas encore complètement convaincant lorsqu’il s’agit d’un ensemble de bâtiments à programmation variable et évolutive dans le tempo du marché.

    “ Le client sait ce qu’il veut, et le prestataire sait ce qu’il peut”  Gérard Longuet résumait ainsi de façon presque idéale le PPP, en ce sens que le client ne sait pas toujours ce qu’il veut sur une aussi longue échéance,  et c’est sur cette capacité à jouer les augures, que se dénouera, dans le temps, la justesse de ce type de contrat.

    Pour l’heure, la satisfaction est de mise, même si les esprits grincheux noteront que l’architecture arrive en troisième position des critères de sélection après le coût global ( 35%), la valeur fonctionnelle et technique (20%), et la qualité architecturale 16%.  On pourrait  souligner l’étrangeté de séparer le “fonctionnel et technique” de l’architecture, comme si l’architecture se réduisait dorénavant au “look” extérieur.  

    “Une machine naturelle”

    Nicolas Michelin, heureux lauréat du marché architecture,  aime les pirouettes, et présente sont projet comme une “machine naturelle,” en ce sens que les parties non  militairement sécurisées, seront en ventilation naturelle et feront appel à un procédé de cheminées naturelles, sensées créer un appel d’air et ainsi une ventilation naturelle de l’ensemble des étages.  Mais l’efficacité du système, pour bien fonctionner à l’échelle des édifices, selon les lois de l’aérologie, impose de monter ces “cheminées” bien au dessus des 31 m permis par le PLU de Paris, ce qui met pour l’heure la faisabilité du projet au bon vouloir de la ville de Paris lors de l’instruction du permis de construire du projet.

    Cependant les militaires, champions du stress, sont habitués à vivre avec des épées de Damoclès au dessus de la tête.

     

    Architecture ou immobilier ?

    Les équipes d’architectes sélectionnées ( Wilmotte pour la corne Ouest, 234 pour la corne est ( ex Cité de l’air,) et Michelin ANMA pour la pièce maîtresse de l’opération ( le pentagone,)  dessinent à eux trois, un profil type des architectes  solubles dans le PPP, ceux qui fréquentent plus les salons immobiliers que la biennale de Venise.  Ces “opérationnels” fabriquent du m2 avant toute chose.

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    Un loyer imprévisible.

    L’originalité du montage repose sur la location à des tiers extérieurs, des surfaces de bureaux de la corne ouest  (architecte Wilmotte,)  dont les loyers perçus viendront en diminution  du loyer versé par le ministère de la Défense ( base 130 millions d’euros annuels) pendant les 27 annuités du contrat.  Cependant la vacance ou l’obsolescence programmée de ces surfaces locatives rendent hypothétique tout calcul actuel d’une réelle rentabilité sur le long terme, pour la personne publique d’une telle opération.

    Finalement, quels grands joueurs ces militaires !!

    Multimedia

    Le diaporama complet cliquez-ici

    La vidéo : Présentation du projet par Gérard Longuet Ministre de la Défense cliquez-ici
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    Vidéo N°2 : Présentation de Nicoals Michelin, architecte, et de Yves Gabriel, PDG de Bouygues construction, entreprise mandataire du PPP. Cliquez-ici

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  • Balard (Paris XV) : Quelle géométrie pour notre “pentagone “ en PPP ?

    Le principe du PPP, vise donc à décharger l’Etat du coût financier d’une telle opération, moyennant le versement d’un loyer, et la mise en concession de la gestion et entretien des bâtiments sur une durée de 30 ans.  Le “loyer” annuel serait de près de 100 millions d’euros, en tenant compte des loyers perçus par la mise en location privative, d’une partie des immeubles qui seront construits sur le site.  

    Le taux de remplissage dans le futur de ces espaces loués, ou à leur  vacance, obère cependant l’intérêt financier d’une telle opération, notamment lorsque ces surfaces seront obsolètes.

    L’îlot Balard, ( Paris XVe) représente Aujourd’hui 270 000 m2  de surface construite, et doit s’étendre à 300 000m2 .

    L’opération se divise en deux îlots. l’îlot Est, déjà construit, et l’îlot ouest  aujourd’hui déconstruit, ( 35 bâtiments ont été démolis sauf un bâtiment d’Auguste Perret,)

    voir ( http://www.info-chantier-balard.fr/b_video.php )

    La parcelle ouest sera traversée de part en part, par une voirie devant relier la commune d’Issy les Moulineaux au XVe arrondissement.  D’un coté s’élèveront 130 000 m2 de surfaces à destination du ministère, de l’autre coté de la voirie il restera 3 hectares ( dénommée la corne ouest) et qui accueilleront 90 000 m2  de bureaux destinés à être loués afin d’amoindrir le coût du loyer annuel versé par le ministère au consortium lauréat de cette opération.

    Ce sont donc ces 130 000 m2 à construire qui constituent le “grand geste architectural” à venir, mais qui ne représentent qu’une partie de l’opération en PPP .

    Image_2

    Source © DRESD

    En effet l’ensemble du PPP comprend  ( Citation )

    “     * La conception, la construction ou la rénovation de tous les bâtiments de la parcelle Est, à l'exception des deux tours (tour A et tour F) déjà en travaux,

    * La démolition de dix petits bâtiments de la parcelle Est,

    * La rénovation et la mise en valeur du bâtiment « Perret » situé sur la parcelle Ouest,

    * La construction d'immeubles locatifs de rapport sur l'extrémité occidentale du site, dite « Corne Ouest ».

    * La fourniture des fluides et de l'énergie (eau, électricité...) ainsi que les services (gardiennage, maintenance informatique, nettoyage, restauration…).

    En contrepartie, une fois le programme livré, l'Etat versera un loyer annuel couvrant l'ensemble de ces coûts.  Au terme des 30 ans, les bâtiments deviendront propriété de l'Etat. Le projet a fait l'objet d'un appel à candidatures auquel ont soumissionné les sociétés Bouygues, Eiffage et Vinci, chacune d'entre elles ayant présenté trois projets architecturaux pour l'aménagement du site. “  

    Dans cette phase finale, un projet de chaque soumissionnaire a été sélectionné.

    “     * Pour Bouygues, le projet présenté par Nicolas Michelin a été sélectionné pour le bâtiment principal de la Défense et celui de Jean-Michel Wilmotte pour les immeubles de bureaux de la Corne Ouest.

    * Pour Eiffage, le projet de l'agence Foster et Partners a été retenu pour l'ensemble des bâtiments.

    * Pour Vinci, Dominique Perrault a été sélectionné pour l'ensemble de son projet.”

    L’opération est pilotée coté ministère de la Défense par la DRESD (Délégation pour le regroupement des Etats-Majors et services centraux de la Défense.)

    Commentaires :

    Trois majors du BTP  répondent donc à cette opération de Partenariats PP, qui avec le futur TGI, constitue les deux seuls PPP en cours actuellement à Paris intra-muros.

    Pour l’heure après quelques années de pratiques, la société Vinci est la grande gagnante ( en nombre) des PPP en France, au détriment des sociétés Bouygues et Eiffage.  Cela peut s’expliquer entre d’un coté une société liée aux services, et de l’autre des sociétés liées aux métiers de la construction.

    Il n’empêche que les deux PPP en cours à Paris sont âprement disputés, tant pour l’intérêt financier de telles opérations, que pour le prestige qu’elles représentent.

    SI à priori les sociétés Eiffage et Bouygues peuvent sembler légitimement être favorites pour ces deux PPP, les critères de sélection relèvent d’une multitude de points, ( Neuf commissions techniques  analyseront chacune les projets en lice,  parmi les personnalités liées à l’architecture, faisant partie de certaines de ces commissions, ont peut citer les architectes Paul Andreu, Marc Mimram, Dominique Alba,)

    Cependant l’architecture n’est qu’un critère parmi beaucoup d’autres, même si l’opération se veut comme étant remarquable en réclamant dans son programme un “geste architectural exceptionnel,” et surtout veut éviter un sentiment d’extra-territorialité vis à vis du quartier environnant.

    Sur le papier, Eiffage associée avec le prestigieux cabinet Foster, ( Foster étant la seule des trois équipes d’architectes qui peut se vanter d’avoir déjà des références d’opérations de cette envergure, ) semble donc être un candidat sérieux.  Cependant à l’heure des restrictions, peut être Que le standard de qualité anglo-saxon sera disproportionné face à la réalité budgétaire des armées.


    Un site internet dédié explicite et présente l’avancement des travaux, pour l’heure essentiellement de démolition et déconstruction.

    http://www.info-chantier-balard.fr

    http://www.info-chantier-balard.fr/b_galerie-photos.php

     

    Télécharger le pdf

    http://www.info-chantier-balard.fr/b_fichiers/INFOCHANTIER-01-BALARD-AVRIL-2010.pdf

  • La Philharmonie de Paris ! le chantier redémarre
  • BTP : Un nouveau record pour Bouygues 62,5m ... la longueur du nouveau yacht de Martin Bouygues

    Amis architectes ne désespérez pas !  vous venez de livrer un édifice construit par Bouygues et vous vous en êtes mis pleins les fouilles ? Et bien figurez-vous que même les milliardaires sont obligés de louer leurs yachts pour en amortir le coût annuel ( évalué ici à 6 millions d’euros.)  Vous pourrez donc, toujours selon Capital, le louer à la semaine pour un peu moins de 500 000 euros. ( Soit les honoraires d’un bon chantier à 50 millions d’euros, un gros collège par exemple. )

    Lien cité :

    Capital 25/11/2010
    Martin Bouygues s'offre un yacht à 65 millions d’euros
    http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/martin-bouygues-s-offre-un-yacht-a-65-millions-d-euros-549031

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